Des nouvelles du projet Isère Amont

Publié le 16 Février 2013

Ma première réunion en tant qu'élue de La Tronche, s'est tenue à Gières en juin 2008 et avait comme sujet, le Projet Isère Amont.

A l'occasion de cette réunion j'ai appris qu'une aire de stockage était prévue à La Tronche, 60 camions/jour dans le boucle des sablons, à proximité d'habitations (La Tronche Sud et St Martin d'Hères).

J'avais parcouru les dossiers du projet et remarqué les incidences de cette aire de stockage si celle-ci était installée à La Tronche. De nombreux habitants des quartiers Sud allaient être impactés par les nuisances liées à ce chantier.

J'ai eu la chance d'avoir quelques connaissances sur les contraintes et problématiques des gravières et plans d'eau : plantes invasives imposant des bacs de lavage des roues des camions, notamment...Ma seule intervention a porté sur l'aspect "plantes invasives" qui a dû être pris en compte par la suite, puisque dans le projet final une nouvelle solution a été retenue, pour l'installation de cette aire de stockage provisoire à Meylan, sur la base de vie de Paquet amont.

L'objectif de ce projet, approuvé par le conseil syndical du SYMBHI (Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l'Isère) en date du 27 juin 2011, est de protéger les zones urbaines de la vallée de l'Isère contre le risque d'innondation (environ 300 000 habitants concernés) d'une crue bicentenale.

Les travaux sur le lit de l'Isère sur le territoire de La Tronche ont consisté en l'arrasage de deux bancs, au confortement des digues et à la création de plages de dépots. Les moyens humains et matériels mis en oeuvres pour ce chantier sont colossaux, à la hauteur des enjeux.

Le coût de la 1ère tranche de travaux de ce projet s'élève à 52 millions d'euros.

Ce projet s'inscrit dans une démarche développement durable :

Les déchets recyclables divers et variés (frigo, ferraille, pneus etc...) sont recylclés, les graves et graviers sont stockés pour être réutilisés pour le confortement des berges, les déchets verts sont transformés en compost (branches d'arbres, etc...), les troncs et souches sont évacués à Tencin où ils sont stockés à la plateforme de Caloribois jusqu'à leur séchage puis ils seront valorisés par une transformation en plaquettes industrielles pour le chauffage urbain de l'agglomération de Grenoble. Les sablons (limons charriés par la rivière) sont triés puis stockés en fonction de la présence ou non de plantes invasives (renouée du Japon et buddleia).

A l'issue de ces travaux (fin 2016) un reboisement est programmé avec restauration les corridors biologiques (projet européen "couloirs de vie")

Rédigé par Véronique EMIN

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